Dans cette rubrique, une plante est présentée chaque mois,

en fonction de son intérêt à cette période.

 

 


 
ERYNGIUM BOURGATTII

 

 photo M. Le Hérissé

 

Une plante qui ne manque pas de piquant : Eryngium bourgattii

 

Panicaut de Bourgat, panicaut des Pyrénées ou encore chardon bleu, des noms bien évocateurs pour cette plante vivace qui appartient à la famille des Apiacées, eh oui, comme le persil ou la carotte !!

 

Le nom vernaculaire de chardon pourrait faire croire qu’il appartient à la famille des Astéracées, comme le pissenlit ou la carline, autre plante appelée aussi chardon !! Les chardons vrais sont du genre Echinops, plantes piquantes également, alors que notre panicaut est du genre Eryngium ce nom provient d’un nom grec signifiant barbe de chèvre, allusion à la touffe de poils à la partie supérieure de la racine principale et qui ne sont que les restes des feuilles basales de l’année précédente. Le nom d’espèce est dédié à Bourgat, un médecin militaire, ami de A. Gouan qui nomma cet Eryngium en 1767. 

 

C’est une vivace qui disparaît en hiver, elle renaît en milieu de printemps par une rosette de feuilles très découpées, vert glauque avec des nervures blanches très marquées, elles sont coriaces et chaque segment se termine par une pointe très acérée. La masse de feuilles ne dépasse pas les 40cm. Les tiges très érigées atteignent 60-70cm de haut, elles  se divisent et porteront des fleurs regroupées en inflorescences et entourées de bractées terminées elles aussi par des pointes acérées. Ces tiges sont intéressantes par leur couleur violacée qui se remarque surtout en début de formation des têtes florales qui n’ont pas encore acquis leur couleur bleue si décorative qui s’intensifie avec la luminosité de l’été.

 

Les bractées entourant les fleurs ont également cette couleur bleue parfois très sombre à violacé. Les jeunes fleurs sont bleues, leurs étamines blanchâtres, et elles prennent une couleur verdâtre lorsqu’elles fanent. Les fleurs développent ensuite des fruits entourés de petites écailles piquantes.     Et les graines se ressèment facilement autour de la plante.

 

Très facile à cultiver, l’Eryngium apprécie les sols caillouteux et se plaît surtout en terrain bien drainé et il redoute davantage l’humidité que la sécheresse surtout en hiver où un excès d’eau peut faire pourrir la racine pivotante qui lui sert de réserve pour redémarrer au printemps.

Son origine montagnarde des Pyrénées lui confère une très bonne résistance au froid : -23 !!

                                     photo M. Le Hérissé

                            Tiges érigées violacées, au-dessus des feuilles.

 

                    photo M. Le Hérissé

                 Feuilles très acérées, divisées, de couleur glauque aux nervures blanches.

                                                           

photo M. Le Hérissé

Têtes florales à différents stades de développement, bractées très acérées.

                                                           

 photo M. Le Hérissé

Détail des fleurs avant leur épanouissement.

 

      photo M. Le Hérissé

     Fleurs épanouies avec les étamines bien visibles.

 

                     photo M. Le Hérissé

 

                     photo M. Le Hérissé

                   Détail des fleurs à un stade plus avancé, seuls subsistent les pistils qui sortent des corolles verdâtres.